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La vannerie Marocaine

La vannerie est un savoir-faire qui existe depuis la nuit des temps.  C’est une des traditions les plus vieilles que l’homme connaisse. Le premier article de vannerie que l’on connaît daterait de 10 000 ans et fut découvert en Égypte.

 L’art de tresser est une technique qui consiste à utiliser des fibres végétales afin d’en faire des objets (paniers, bols) en tout genre. Plusieurs matières sont utilisées concernant le tressage : le rotin, l’osier, joncs, roseaux, mais aussi des fibres de palmiers nains.

Les palmiers nains, en forme de rubans, sont issus du pourtour méditerranéen et facilitent le tissage.

C’est une pratique courante dans les pays africains, notamment au Maroc. Habituellement, le tressage est pratiqué par les hommes.

La plupart des couleurs que vous pouvez admirer sur ces produits sont faites à partir de colorants naturels. Les artisans trouvent les pigments dans des petites boutiques de Marrakech, ils sont vendus en poudre et sont issus de matière minérale, animale, ou organique. Afin d’obtenir la peinture finale, il est important de mélanger la poudre avec un liant.

A l’origine, l’utilisation des paniers tressés étaient destinés à des fins domestiques comme par exemple ramasser ses légumes ou ses fruits. Aujourd’hui, on retrouve aussi beaucoup de vanneries tels que des chapeaux et des boites en tous genres dans les rues de Marrakech.

Toutefois, l’utilité des vanneries dépend aussi de la classe sociale et de la perception qu’en fait l’utilisateur. En effet dans certains pays comme le Cameroun son l’utilisation diffère d’une classe sociale à une autre. Les classes aisées/riches utilisent plutôt la vannerie dans son aspect décoratif que pour son utilité. Ces objets ne sont pas forcément ceux que l’on peut trouver dans les rues de Marrakech mais plutôt réalisés sur commande et certainement plus onéreux. Ils recherchent dans ces objets une certaine originalité et un raffinement. Pour les classes possédant moins de moyens, la vannerie est utilisée comme mobilier principal. Ces objets sont souvent des modèles communs que l’on retrouve partout.

Focus sur les matières premières 

Le roseau : Le roseau est une matière première que l’on retrouve principalement dans les régions de Marrakech, de Fès, de Meknès.  C’est un matériau qui demande une longue préparation en amont car il faut le nettoyer, le gratter et ensuite enlever toutes les feuilles. De nos jours, on l’utilise pour en faire des plats, des sous-plats et des paniers.

L’osier : Au Maroc l’osier est une matière abondante que des producteurs cultivent de manière très précise. Celle-ci se cultive entre avril et août et la coupe se réalise entre décembre et février. L’osier est coupé et écorcé à la main.  C’est une coopérative qui participe à la transformation des matières premières afin de fournir les artisans.

Il existe plusieurs techniques et procédés de tressage notamment le tissé, le spiralé cousu, le cordé qui sont les plus utilisés.  Tous ces procédés sont réalisés à la main. Les artisans ont derrière eux un savoir-faire énorme et ils doivent pouvoir maîtriser ces techniques qui demandent du temps et de l’énergie afin de rendre un travail de qualité.

Aujourd’hui la production de vannerie artisanale est devenue un véritable commerce en Afrique on recense un grand nombre d’artisans. Avec l’évolution de la société les artisans peuvent maintenant se procurer des outils qu’ils n’avaient pas avant afin de réaliser des nouvelles formes, de nouveaux motifs. On remarque que malgré l’influence du monde extérieur la vannerie d’aujourd’hui reste tout de même très traditionnelle.